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Née à l’île de la Réunion – territoire français d’outre-mer de l’océan Indien, Yasmine Attoumane appartient à une famille d’origine malgache (Madagascar) et comorienne (Archipel des Comores).
              Elle a grandi dans le village de Rivière des Galets, près de la rivière du même nom.

                      Dès son plus jeune âge, elle est fascinée par les paysages naturels de l’île,
                      où volcans, cirques, montagnes, Rivières, ravines, côtes et rivages subissent en permanence
                         une érosion intense qu’elle soit terrestre ou anthropique.

                                  Ces transformations de la terre l’ont conduite instinctivement à approfondir

                                   la thématique du territoire.

Ses premiers travaux se concentrent sur la Rivière des Galets,

où elle mène des expériences in situ dans le lit de la Rivière,

         elle prend des photographies, crée des installations éphémères et de fugaces performances.

          Elle ne jamais cesse de développer une forte imagination.

                        En effet, l’insularité a une empreinte psychologique qui influence l’âme et

                         le corps de l’artiste à l’échelle de l’île couplée à son histoire.

L’esthétique conceptuelle et minimaliste est récurrente dans le travail de l’artiste. Il est empreint d’une pointe d’absurdité, de dérision et de poésie, conférant à ces œuvres une dimension profonde sur la question de l’habiter d’un lieu, d’un pays, d’un territoire, de la terre…

 

Mon expérience avec la Rivière des Galets m’a d’abord amenée à remettre en question le concept d’environnement,

    et plus tard l’approfondissement de ma compréhension sur les interconnexions de la Rivière

          avec les mondes vivants, non vivants et de l’invisible.

Regards sur des paysages fluviaux et côtiersarrow

To make the Maas River Fly

Rivage

Territoires Précaires: 

Madagascar, la Réunionarrow

Cette instabilité du sol et cette fragilité m’amènent à redéfinir et à représenter les différentes manifestations de la précarité. La question de l’effondrement, ou plutôt de l’effritement, de la perte de matière, parle d’érosion et d’entropie. N’oublions pas que Madagascar est surnommée l’île rouge, et que vue du ciel, de l’espace, elle semble saigner. J’y vois aussi une analogie avec la blessure, ici elle semble incicatrisable.

 

Territoires Précaires, Madagascar, un projet de recherche soutenu dans sa première phase par le Ministère de la Culture et de la communication, la Direction des affaires culturelles de La Réunion. La Série de photographie a été présentée lors de l’exposition L’Anthropocène et Après? by Nathalie Gonthier et Paul Ardenne à la Cité des Arts de la Réunion.

 

Observer le paysage n’est pas un acte anodin ou passif, comme le rappelle Evelyne Toussaint avec les travaux d’Yto Barrada (sur la domestication des espaces à Tanger), où le paysage est nécessairement le lieu du politique, portant la marque du pouvoir quotidien, de l’hégémonie et de la résistance. Cette phrase résonne avec mon statut d’observateur à Mahajunga, qui interroge la relation entre représentation et réalité. Le paysage est un lieu morpho-pédologique, sensible à l’histoire, à la politique et au vivant.

 

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